La saison
Musique live, improvisations, textes, danse, rap, slam, graffiti sont au programme de cette performance d’ouverture de saison, plurielle, festive et pluridisciplinaire. Aux côtés des 16 artistes du collectif Kay. chacun est invité à participer, dans un grand élan artistique et populaire.
Un homme entre dans un supermarché, saisit une canette de bière et la boit. Quatre vigiles l’emmènent dans la réserve et, à l’abri des regards, le battent à mort. Pour une canette. Pour rien. En binôme guitare-voix, Olivier Barrère et Nico Morcillo nous plongent dans le récit pressant de Laurent Mauvignier, remarquable plaidoyer contre l’absurdité de la violence.
Avec beaucoup d’humour, Israel Galván et Mohamed El Khatib explorent en duo leur éducation, leurs croyances et les chemins de traverse qu’ils ont empruntés pour contourner les conventions familiales et devenir, chacun, des créateurs libres et heureux. Un dialogue sensible, tendre et drôle, entre deux artistes majeurs.
L’âge d’or du flamenco par le maître absolu du genre. 20 ans après sa création, Israel Galván reprend son oeuvre iconique et en renouvelle le programme, avec, à ses côtés, Rafael Rodríguez à la guitare et la voix poignante de María Marín. Un spectacle d’une beauté incandescente et d’une extraordinaire modernité.
Autour de Nicolas Bouchaud et Norah Krief, Jean-François Sivadier réunit une distribution d’exception pour une fête théâtrale où l’on s’enivre de mots, de beau jeu et de sentiments contraires. Oscillant entre mélancolie et quête de sens, la pièce creuse les paradoxes de personnages davantage occupés à se rêver qu’à s’accomplir.
Aussi talentueuse qu’aventureuse, dotée d’une voix aussi lumineuse qu’envoûtante, Mélissa Laveaux explore un vaste champ musical allant de la folk au rock, en passant par l’électro et la musique haïtienne. Son 5e album est un nouveau récital de chants-sortilèges qui résonne comme un manifeste : la vulnérabilité est une arme.
Lisa Guez s’inspire du conte de Perrault et de la figure toute-puissante de Barbe Bleue pour donner la parole aux épouses assassinées du célèbre bourreau. Sur scène, elles sont 5 à revisiter leur relation à cet homme inquiétant et s’interrogent avec humour sur la possibilité de se défaire de son emprise. Un spectacle qui bouscule, une fulgurante variation sur le féminicide.
Avec Message personnel, le comédien et humoriste Jessé offre un seul en scène aussi drôle que poignant. Harcèlement scolaire, homophobie ordinaire, filiation complexe… Le stand-upeur de 31 ans ouvre son journal intime avec une sincérité confondante et utilise le rire pour mettre à distance la brutalité et la bêtise du monde. C’est à la fois tordant et très émouvant.
Au milieu de la piste circulaire, la jongleuse Neta Oren et le rappeur Pierre Laloge. Le rap devient la voix intérieure de la jongleuse, son alter ego, un reflet émotionnel de son parcours. En une série de routines rythmées à 160 BPM, le duo livre une performance virtuose et touchante, où surgissent mémoire, doutes et éclats partagés.
Sous la houlette de Pascal Charrier, Kami Octet parcourt depuis dix ans les scènes musicales, en France et à l’étranger. Pour cette nouvelle création, Kami accueille Karim Ziad aux percussions, batteur mondialement connu et fondateur de l’Orchestre National de Barbès, pour une fusion de jazz, de transe, de musique savante et de musiques de Méditerranée.
La reconstitution du procès dit de l’Affiche rouge émeut aux larmes et rend un vibrant hommage aux 23 accusés, membres du groupe Manouchian, pour la plupart des étrangers et des juifs, militants communistes engagés dans la Résistance.
Écrite et mise en scène – avec son épouse Sophie – par Basile Ader, figure respectée du barreau de Paris, membre du Conseil de l’ordre et fou de théâtre, la reconstitution du Procès de Bobigny est l’occasion de revivre un moment-clé dans la dépénalisation de l’avortement.
Après le phénoménal succès international de Maldonne, Leïla Ka dévoile sa nouvelle création. Sur un plateau nu, sans décors ni artifices, entourée de 7 autres interprètes, elle donne toute la place aux corps féminins, qui s’affirment, résistent et luttent, dans un embrasement d’énergie pure.
Un magnifique programme en 3 temps du directeur du Ballet de Biarritz. Avec deux pépites de son répertoire, et en clôture son ultime opus, Thierry Malandain célèbre, sur des partitions de Poulenc, Ravel et Saint-Saëns, « le jour et la nuit, midi et minuit, et le temps qui fuit dans l’ombre ensevelie ».
Ève Pereur est une comédienne épatante au parcours déjà prestigieux. Elle passe ici à la mise en scène pour faire entendre les voix invisibles d’héroïnes du quotidien : les récits de trois femmes, trois voisines, trois amies, dans un petit hameau de la Nièvre. « Je vais raconter leur vie et leur éclat, celui qu’elles ont suggéré, survolé, enfoui. »
Mêlant danse et stand-up, la chorégraphe italienne célèbre, avec ses spectateurs, la joyeuse communauté d’un soir. Le public est porté, de bout en bout, par l’énergie jubilatoire de la performeuse qui bouscule les codes de la danse et explore les limites de son corps de plus de cinquante ans pour en révéler la puissance, la joie et la vitalité.
Après le triomphe international de Yé !, retrouvez la troupe du cirque social guinéen Circus Baobab pour un nouveau spectacle où la virtuosité acrobatique est mise au service d’une oeuvre forte et féministe. Six femmes et trois hommes nous racontent par le cirque – acrobaties, voltige, mât chinois, barre russe, fouet… – leur espoir d’une vie meilleure.
Le comédien, auteur et metteur en scène Théo Askolovitch signe une création autour du Red Star, le club de football de son enfance et club mythique de Saint-Ouen. À mi-chemin entre récit intime et parole documentaire, 6 comédiens – dont notamment Ariane Ascaride, donnent voix et corps à ce théâtre sensible et éminemment politique.
Jeanne Candel met en scène les aventures galactiques de deux cosmonautes perdus dans l’univers. Elle opère un jeu malicieux avec notre imagination : mimer les technologies de pointe, rejouer la conquête de l’espace avec les outils artisanaux du théâtre et de la musique. Un spectacle garanti sans technologie, aussi comique
qu’irrésistible.
Expert avéré des vraies-fausses conférences – aussi sourcées que désopilantes – Frédéric Ferrer s’adjoint ici les services de la comédienne Hélène Schwartz. À grands renforts de graphiques, gravures historiques et cartes géographiques, l’impayable duo s’attaque au vaste sujet du lapin. Un spectacle à la fois décalé et engagé, qui parle en creux du rapport de l’homme à son environnement.
Avec sa voix brute et magnétique, l’auteur compositeur-interprète Bertrand Belin creuse son sillon à la croisée de la chanson, du rock et de l’électro élégante. En digne héritier d’Alain Bashung et de Rodolphe Burger, il livre un magnifique 8e album : Watt.
Défiant les lois de la logique et de l’apesanteur, Maxime Delforges et Jérôme Helfenstein s’affranchissent des codes de la magie traditionnelle et mêlent à leurs numéros le théâtre, le cirque, les arts plastiques et des effets poétiques. Six tableaux à couper le souffle composent ce spectacle absolument bluffant.
À l’ère de #MeToo, Robin Renucci s’empare de L’École des femmes, la plus féministe des pièces de Molière, et fait vibrer la dimension populaire de cette grande comédie de cour en alexandrins. C’est François Morel qui prend les habits d’Arnolphe, figure cruelle et grotesque du patriarcat dominateur, face à une Agnès qui devient maîtresse de son destin.
Une partie de loto enjouée, festive et familiale ! À coups de musique populaire, de chansons, de costumes fous, d’humour et de fantaisie, Arthur Perole pimente la version traditionnelle du loto. Il y aura des cartons, des jetons et des gros lots. Mais surtout, un incroyable cabaret pop et déjanté entre les deux manches, mené tambour battant par de flamboyantes créatures.
Avec sa longue barbe et sa présence imposante, Umut Köker détonne dans le paysage du stand-up. Mais ne vous fiez pas à sa « tête de Turc », car le trentenaire n’est pas à un « paradoxe » près. Avec la collaboration artistique de Waly Dia, il nous livre un show hilarant qui milite pour le besoin de dépasser les apparences.
Après le succès de leur adaptation du Comte de Monte- Cristo, Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux s’attellent à la réécriture d’un autre grand roman populaire écrit en 1903 : L’Appel de la forêt, de Jack London. Mêlant brillamment art du conteur, théâtre musical et univers visuel, ils nous entraînent dans une fantasmagorie du Grand Nord, où seule s’applique la loi du gourdin et des crocs.
Sur scène, un jongleur acrobate manipule des cubes de différentes tailles. Sous ses doigts, ils se dédoublent, changent de couleur et semblent défier la gravité. Avec Faces à Face, le magicien Matthieu Villatelle s’inspire des premiers jeux de construction pour mettre en regard science et magie : l’illusion devient un jeu et l’émerveillement, une porte vers la curiosité.
Alice Rende signe un duo de contorsion sur… et en dehors des clous. Ici, chaque surface du plateau est couverte de clous. Deux femmes cherchent à l’habiter. Un pied posé trop vite, un déséquilibre, un éclat de rire nerveux, une main tendue puis retirée… Une traversée à deux et à haut risque, devant laquelle on retient son souffle.
Plus qu’un concert, Ludwig Van… est un voyage au milieu des sens, où la musique rencontre le théâtre, la parole côtoie la langue des signes et le silence devient une force créatrice. Le comédien Jean-Christophe Quenon, la chansigneuse Marie Lemot et un orchestre de chambre dirigé par Yona Zekri, nous font découvrir un autre point d’ouïe sur ce compositeur.
C’est l’histoire de Casper et Tite Pièce, deux enfants qui, au lieu d’aller à l’école, ont l’habitude de squatter « les Trois Escaliers », leur repaire. Un jour apparaît « le Génie de l’huile de coude »… Laissez-vous embarquer, avec 24 autres spectateurs, dans la caravane-spectacle du Théâtre Clandestin, à l’écoute de ce conte aussi
poignant que merveilleux.
Adapté du podcast original de France Inter, Les Résistantes se consacre au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans la Résistance française. À travers les destins de Geneviève de Gaulle, Mila Racine et Lucie Aubrac, Charles Berling, Philippe Collin et Violaine Ballet retracent le combat décisif engagé par ces héroïnes
face au nazisme entre 1940 et 1944.
Un hommage vibrant à Carmen Amaya, figure flamboyante du flamenco et icône du matrimoine. La chorégraphe Aina Alegre et ses 7 interprètes s’approprient la force tellurique de la bailaora et font résonner son énergie indomptable, célébrant l’intensité et la liberté de cette figure injustement oubliée de l’histoire de la danse.
Un jeune étudiant allemand, en couple avec une jeune fille juive, plonge dans le nazisme avec l’espoir d’une époque nouvelle. En adaptant le texte de Ferdinand Bruckner, le jeune metteur en scène Jan Czul et ses 6 comédiens nous offrent une plongée vertigineuse dans l’Allemagne de 1933, et nous montrent à quoi la mélancolie et la perte de repères peuvent conduire.
Pour leur nouvelle création rassemblant marionnettes, chant-signe et musique, Les Anges au Plafond nous racontent la vie romanesque de George Sand, qui a su faire de sa vie un exemple de liberté. Dans un décor de toiles tendues, 4 comédiennes dialoguent avec une marionnette à taille humaine qui se construit et se déconstruit en direct.
Avec Strano (« étrange »), le colosse gouailleur Bonaventure Gacon et la voltigeuse délicate Titoune nous invitent à nous réfugier dans leur beau chapiteau rouge. Clowns, acrobates, trapézistes, frissons, rire, musique et même un orgue, tout y est pour nous tenir au chaud et nous émerveiller.
Ingénieux, drôle et tendre, Casimir aborde, par la magie du théâtre d’objets, les questions d’immigration, d’hospitalité et d’entraide. Dans un décor de forêt et de (fausse) neige, trois artistes nous racontent cette fable engagée, à l’aide de petits personnages aux chapeaux pointus et de petites maisons en champignon.
Vincent Dedienne a des amis chanteurs. Ces chanteurs écrivent des chansons. Comme ce sont des amis, ils ont écrit des chansons à Vincent. Et comme Vincent est leur ami – et bien qu’il ne soit pas tout à fait chanteur – Vincent chante ces chansons en concert. Le résultat est un magnifique spectacle, à la fois drôle et profond, naviguant entre théâtre, humour et chanson.
Figurez-vous un bébé gorille et une mante religieuse en pleine danse. Du hip-hop, du classique, une fable tourbillonnante de formes et de couleurs, sur fond de chants de griots sénégalais… Pour son premier spectacle jeune public, Amala Dianor orchestre une belle et captivante rencontre à voir dès 1 an… l’âge des
premiers pas vers l’autre !
Prenant la forme d’un défilé de mode, Le Grand Défilé utilise le vêtement comme point d’entrée pour interroger le regard porté sur le féminin. Déambulatoire et participatif, un spectacle à la croisée du théâtre, de la performance, de l’art plastique et de la mode, qui se joue des archétypes et célèbre la liberté d’être soi !
Malicieuse, érudite comme une professeure, Zou propose une séance de digressions intelligentes, poétiques et ravageuses sur le rire qui va mettre vos zygomatiques à rude épreuve. Accompagnée d’une grande chercheuse spécialiste de la question, elle devrait à coup sûr vous faire exploser de rire !
Pièce chorégraphique pour sept danseurs à l’énergie contagieuse, Boys Don’t Cry raconte la difficulté d ’être danseur quand on est un garçon, en particulier quand on vient d’Afrique du Nord. Entre hip-hop, danse de rue et danse contemporaine, aux sons du disco de Diana Ross,
le chorégraphe franco-algérien présente une ode ludique à la danse, à la famille et à la liberté.
« Elle le quitte, il la tue ». Autour de ce parti pris féministe, Jeanne Desoubeaux articule son adaptation virevoltante et de plein-air du cultissime opéra de Bizet. En trois lieux successifs, avec ses dix comédiens, chanteurs et instrumentistes, elle plonge, avec une énergie joyeuse, la figure populaire de Carmen dans un
grand bain de jouvence politique, musical et social.