La saison
Vincent Dedienne a des amis chanteurs. Ces chanteurs écrivent des chansons. Comme ce sont des amis, ils ont écrit des chansons à Vincent. Et comme Vincent est leur ami – et bien qu’il ne soit pas tout à fait chanteur – Vincent chante ces chansons en concert. Le résultat est un magnifique spectacle, à la fois drôle et profond, naviguant entre théâtre, humour et chanson.
Ève Pereur est une comédienne épatante au parcours déjà prestigieux. Elle passe ici à la mise en scène pour faire entendre les voix invisibles d’héroïnes du quotidien : les récits de trois femmes, trois voisines, trois amies, dans un petit hameau de la Nièvre. « Je vais raconter leur vie et leur éclat, celui qu’elles ont suggéré, survolé, enfoui. »
Musique live, improvisations, textes, danse, rap, slam, graffiti sont au programme de cette performance d’ouverture de saison, plurielle, festive et pluridisciplinaire. Aux côtés des 16 artistes du collectif Kay. chacun est invité à participer, dans un grand élan artistique et populaire.
Plus qu’un concert, Ludwig Van… est un voyage au milieu des sens, où la musique rencontre le théâtre, la parole côtoie la langue des signes et le silence devient une force créatrice. Le comédien Jean-Christophe Quenon, la chansigneuse Marie Lemot et un orchestre de chambre dirigé par Yona Zekri, nous font découvrir un autre point d’ouïe sur ce compositeur.
Adapté du podcast original de France Inter, Les Résistantes se consacre au rôle longtemps invisibilisé des femmes dans la Résistance française. À travers les destins de Geneviève de Gaulle, Mila Racine et Lucie Aubrac, Charles Berling, Philippe Collin et Violaine Ballet retracent le combat décisif engagé par ces héroïnes
face au nazisme entre 1940 et 1944.
Un jeune étudiant allemand, en couple avec une jeune fille juive, plonge dans le nazisme avec l’espoir d’une époque nouvelle. En adaptant le texte de Ferdinand Bruckner, le jeune metteur en scène Jan Czul et ses 6 comédiens nous offrent une plongée vertigineuse dans l’Allemagne de 1933, et nous montrent à quoi la mélancolie et la perte de repères peuvent conduire.
Malicieuse, érudite comme une professeure, Zou propose une séance de digressions intelligentes, poétiques et ravageuses sur le rire qui va mettre vos zygomatiques à rude épreuve. Accompagnée d’une grande chercheuse spécialiste de la question, elle devrait à coup sûr vous faire exploser de rire !
Lisa Guez s’inspire du conte de Perrault et de la figure toute-puissante de Barbe Bleue pour donner la parole aux épouses assassinées du célèbre bourreau. Sur scène, elles sont 5 à revisiter leur relation à cet homme inquiétant et s’interrogent avec humour sur la possibilité de se défaire de son emprise. Un spectacle qui bouscule, une fulgurante variation sur le féminicide.
Prenant la forme d’un défilé de mode, Le Grand Défilé utilise le vêtement comme point d’entrée pour interroger le regard porté sur le féminin. Déambulatoire et participatif, un spectacle à la croisée du théâtre, de la performance, de l’art plastique et de la mode, qui se joue des archétypes et célèbre la liberté d’être soi !
À l’ère de #MeToo, Robin Renucci s’empare de L’École des femmes, la plus féministe des pièces de Molière, et fait vibrer la dimension populaire de cette grande comédie de cour en alexandrins. C’est François Morel qui prend les habits d’Arnolphe, figure cruelle et grotesque du patriarcat dominateur, face à une Agnès qui devient maîtresse de son destin.
Expert avéré des vraies-fausses conférences – aussi sourcées que désopilantes – Frédéric Ferrer s’adjoint ici les services de la comédienne Hélène Schwartz. À grands renforts de graphiques, gravures historiques et cartes géographiques, l’impayable duo s’attaque au vaste sujet du lapin. Un spectacle à la fois décalé et engagé, qui parle en creux du rapport de l’homme à son environnement.
Après le succès de leur adaptation du Comte de Monte- Cristo, Nicolas Bonneau et Fanny Chériaux s’attellent à la réécriture d’un autre grand roman populaire écrit en 1903 : L’Appel de la forêt, de Jack London. Mêlant brillamment art du conteur, théâtre musical et univers visuel, ils nous entraînent dans une fantasmagorie du Grand Nord, où seule s’applique la loi du gourdin et des crocs.
Avec beaucoup d’humour, Israel Galván et Mohamed El Khatib explorent en duo leur éducation, leurs croyances et les chemins de traverse qu’ils ont empruntés pour contourner les conventions familiales et devenir, chacun, des créateurs libres et heureux. Un dialogue sensible, tendre et drôle, entre deux artistes majeurs.
Pour leur nouvelle création rassemblant marionnettes, chant-signe et musique, Les Anges au Plafond nous racontent la vie romanesque de George Sand, qui a su faire de sa vie un exemple de liberté. Dans un décor de toiles tendues, 4 comédiennes dialoguent avec une marionnette à taille humaine qui se construit et se déconstruit en direct.
Jeanne Candel met en scène les aventures galactiques de deux cosmonautes perdus dans l’univers. Elle opère un jeu malicieux avec notre imagination : mimer les technologies de pointe, rejouer la conquête de l’espace avec les outils artisanaux du théâtre et de la musique. Un spectacle garanti sans technologie, aussi comique
qu’irrésistible.
Ingénieux, drôle et tendre, Casimir aborde, par la magie du théâtre d’objets, les questions d’immigration, d’hospitalité et d’entraide. Dans un décor de forêt et de (fausse) neige, trois artistes nous racontent cette fable engagée, à l’aide de petits personnages aux chapeaux pointus et de petites maisons en champignon.
Une partie de loto enjouée, festive et familiale ! À coups de musique populaire, de chansons, de costumes fous, d’humour et de fantaisie, Arthur Perole pimente la version traditionnelle du loto. Il y aura des cartons, des jetons et des gros lots. Mais surtout, un incroyable cabaret pop et déjanté entre les deux manches, mené tambour battant par de flamboyantes créatures.
« Elle le quitte, il la tue ». Autour de ce parti pris féministe, Jeanne Desoubeaux articule son adaptation virevoltante et de plein-air du cultissime opéra de Bizet. En trois lieux successifs, avec ses dix comédiens, chanteurs et instrumentistes, elle plonge, avec une énergie joyeuse, la figure populaire de Carmen dans un
grand bain de jouvence politique, musical et social.
C’est l’histoire de Casper et Tite Pièce, deux enfants qui, au lieu d’aller à l’école, ont l’habitude de squatter « les Trois Escaliers », leur repaire. Un jour apparaît « le Génie de l’huile de coude »… Laissez-vous embarquer, avec 24 autres spectateurs, dans la caravane-spectacle du Théâtre Clandestin, à l’écoute de ce conte aussi
poignant que merveilleux.
Écrite et mise en scène – avec son épouse Sophie – par Basile Ader, figure respectée du barreau de Paris, membre du Conseil de l’ordre et fou de théâtre, la reconstitution du Procès de Bobigny est l’occasion de revivre un moment-clé dans la dépénalisation de l’avortement.
La reconstitution du procès dit de l’Affiche rouge émeut aux larmes et rend un vibrant hommage aux 23 accusés, membres du groupe Manouchian, pour la plupart des étrangers et des juifs, militants communistes engagés dans la Résistance.
Le comédien, auteur et metteur en scène Théo Askolovitch signe une création autour du Red Star, le club de football de son enfance et club mythique de Saint-Ouen. À mi-chemin entre récit intime et parole documentaire, 6 comédiens – dont notamment Ariane Ascaride, donnent voix et corps à ce théâtre sensible et éminemment politique.
Un homme entre dans un supermarché, saisit une canette de bière et la boit. Quatre vigiles l’emmènent dans la réserve et, à l’abri des regards, le battent à mort. Pour une canette. Pour rien. En binôme guitare-voix, Olivier Barrère et Nico Morcillo nous plongent dans le récit pressant de Laurent Mauvignier, remarquable plaidoyer contre l’absurdité de la violence.
Autour de Nicolas Bouchaud et Norah Krief, Jean-François Sivadier réunit une distribution d’exception pour une fête théâtrale où l’on s’enivre de mots, de beau jeu et de sentiments contraires. Oscillant entre mélancolie et quête de sens, la pièce creuse les paradoxes de personnages davantage occupés à se rêver qu’à s’accomplir.