Novembre
2026
Lisa Guez s’inspire du conte de Perrault et de la figure toute-puissante de Barbe Bleue pour donner la parole aux épouses assassinées du célèbre bourreau. Sur scène, elles sont 5 à revisiter leur relation à cet homme inquiétant et s’interrogent avec humour sur la possibilité de se défaire de son emprise. Un spectacle qui bouscule, une fulgurante variation sur le féminicide.
Avec Message personnel, le comédien et humoriste Jessé offre un seul en scène aussi drôle que poignant. Harcèlement scolaire, homophobie ordinaire, filiation complexe… Le stand-upeur de 31 ans ouvre son journal intime avec une sincérité confondante et utilise le rire pour mettre à distance la brutalité et la bêtise du monde. C’est à la fois tordant et très émouvant.
Au milieu de la piste circulaire, la jongleuse Neta Oren et le rappeur Pierre Laloge. Le rap devient la voix intérieure de la jongleuse, son alter ego, un reflet émotionnel de son parcours. En une série de routines rythmées à 160 BPM, le duo livre une performance virtuose et touchante, où surgissent mémoire, doutes et éclats partagés.
Sous la houlette de Pascal Charrier, Kami Octet parcourt depuis dix ans les scènes musicales, en France et à l’étranger. Pour cette nouvelle création, Kami accueille Karim Ziad aux percussions, batteur mondialement connu et fondateur de l’Orchestre National de Barbès, pour une fusion de jazz, de transe, de musique savante et de musiques de Méditerranée.
La reconstitution du procès dit de l’Affiche rouge émeut aux larmes et rend un vibrant hommage aux 23 accusés, membres du groupe Manouchian, pour la plupart des étrangers et des juifs, militants communistes engagés dans la Résistance.
Écrite et mise en scène – avec son épouse Sophie – par Basile Ader, figure respectée du barreau de Paris, membre du Conseil de l’ordre et fou de théâtre, la reconstitution du Procès de Bobigny est l’occasion de revivre un moment-clé dans la dépénalisation de l’avortement.
Après le phénoménal succès international de Maldonne, Leïla Ka dévoile sa nouvelle création. Sur un plateau nu, sans décors ni artifices, entourée de 7 autres interprètes, elle donne toute la place aux corps féminins, qui s’affirment, résistent et luttent, dans un embrasement d’énergie pure.
Un magnifique programme en 3 temps du directeur du Ballet de Biarritz. Avec deux pépites de son répertoire, et en clôture son ultime opus, Thierry Malandain célèbre, sur des partitions de Poulenc, Ravel et Saint-Saëns, « le jour et la nuit, midi et minuit, et le temps qui fuit dans l’ombre ensevelie ».